Samedi 21 novembre 2026, 19H30

Concert privé Salle Yamaha Music, 122 rue de Javel 75015 Paris

Texte manuscrit en français annonçant le retour du vrai trésor de Rosacruel à un petit concert.

La perfection d’un duo et la simplicité de l’accueil.

Elise Bertrand & Gaspard Thomas

violon-piano

Deux talents rares pour des œuvres rarement jouées

Au tournant des XIX et XX siècles, la musique de chambre devient un espace privilégié d'exploration de l'intériorité où l'héritage romantique se confronte aux aspirations nouvelles de la modernité.

Assez rarement jouées en concert, les quatre œuvres de ce programme, composées par Ernest Bloch (Suisse), Karol Szymanowsky (Pologne), Lili Boulanger (France) et Ottorino Respighi (Italie), dessinent un parcours commun entre ferveur mystique, sensualité quasi orchestrale et énergie vitale.

Emest Bloch
Sonate pour violon et piano n°2 “Poème mystique”
Karol Szymanowsky
“Chant de Roxane” extrait du Roi Roger (arr. Paul Kochanski)
Lili Boulanger
D’un matin de printemps
Ottorino Respighi
Sonate en si mineur P. 110
2.Andante espressivo et 3. Passacaglia (Allegro moderato ma energico)

90 places seulement

© Julien Hanck

Note de concert pour mieux écouter et profiter

Le « poème mystique » de Bloch, fruit d’une enquête spirituelle traditionnelle chez le compositeur, développe une écriture dense traversée de tensions et de contrastes. Sa mystique n’est pas une contemplation apaisée : elle est une expérience incarnée, faite d’élans, de résistances et d’aspirations vers l’invisible.

 Le « chant de Roxane » de Szymanowski pour violon et piano révèle la personnalité de l’héroïne de son opéra le roi Roger, toute en séduction, envoûtement et sensualité dont la partie de violon prolonge les inflexions, les arabesques et les élans lyriques de la voix. L’écriture est raffinée, nourrie de l’impressionnisme français et de l’orientalisme de l’époque.

La critique de l’époque a salué dans « d’un matin de printemps » de Lili Boulanger une écriture agile et colorée et une vitalité enivrante. La version de chambre pour piano et violon met magnifiquement en valeur l’écriture primesautière, vive et la transparence impressionniste de la pièce alors qu’au moment de la composition, la compositrice est déjà très affectée par la maladie qui va l’emporter peu de temps après.

Respighi choisit la forme rigoureuse de la sonate pour déployer en quatre mouvements une écriture dense qui rappelle son immense talent d’orchestrateur. L’œuvre offre tour à tour parole intime, tension et puissance.  Yves Trouveroy